La psychanalyse aujourd'hui

La psychanalyse aujourd'hui

 

Définir le caractère universel de la psychanalyse aujourd’hui relève comme de sa pratique depuis Freud « d’un impossible ».

Impossible partagé avec l’enseignement et la politique.

Il n’existe pas de « un » dans la psychanalyse, en ce sens, la pratique est fondamentalement laïque, son enseignement ne pouvant être universalisé ou validé par un quelconque titre régit et configuré par une institution.

 

C’est d’ailleurs cela qui garantie son accès à ce que Lacan appelait le « parlêtre ».

La question du langage, est somme toute, la question centrale.

 

Qu’une personne en analyse, puisse se rendre compte et comprendre ce qui fonde son humanité au travers de cet accès révélé par une brèche dans son inconscient est la seule voie proposée par la psychanalyse.

Aucun miracle, mais l’accès à quelque chose « d’inouï », qui ne cesse de s’écrire et ne s’entends que de cette « voie » là.

 

Pas de « maître » donc, et une transmission tout à fait intransmissible.

 

Répondre à ce qu’est une psychanalyse, est d’abord mettre en évidence ce qu’elle n’est pas, et par là même ce qu’un psychanalyste peut être pour celui qui vient le rencontrer :

 

La plupart du temps, on vient voir un Psy, pour y voir un peu plus clair en soi ou débrouiller des histoires retorses dans lesquelles on se débat.

 

Et bien, le psychanalyste, n’est ni juge, ni maître, à partir de là il n’organisera pas la vie à la place de son analysant mais acceptera « toutes places utiles » pour lui au travers de ce que l’on nomme le transfert.

Ainsi, le cadre analytique  est « posé » dans un lieu particulier, un espace où émerge la parole que l’on n’attends pas …

 

La psychanalyse est un voyage long, difficile, qui nécessite pour le psychanalysé de se mettre à l’oeuvre, de puiser en lui même l’introspection nécessaire à la réalisation de l’ouvrage d’une vie : accéder à son désir en abandonnant ou pas ce qui lui fait obstacle.

 

Pas d' universalité du psychanalyste, pas un semblable donc …

 

Mais je dirais une expérience à valeur commune de « l’épreuve analytique », non pas d’un probable examen mais de l‘ usage du texte, de l’emploi de la lettre, de la langue (la lalangue disait Lacan).

 

Si un psychanalyste, pour le devenir doit "faire ses humanités", il partage avec tout homme, la seule universalité possible et la seule qui vaille :  l'humanité.

 

 

DR